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  • Des histoires

Une nouvelle étude de Purolator révèle que l’incertitude pèse davantage sur le commerce transfrontalier que les droits de douane

18 Juin 2026

Les entreprises signalent une pression croissante sur la planification, les prix et les opérations transfrontalières à l’approche de la révision de l’ACEUM.

  • Les entreprises sondées ont indiqué que les droits de douane ont réduit leurs revenus de 23 % en moyenne, ce qui représente des pertes annuelles moyennes de 661 000 $ pour les entreprises canadiennes et de 710 000 $ pour les entreprises américaines.
  • 93 % des entreprises interrogées ont procédé à des changements opérationnels, mais seules 39 % se sentent pleinement prêtes à appliquer d'autres mesures si la situation venait à s'aggraver. 
  • Les responsables de la chaîne d’approvisionnement affirment que l’imprévisibilité est plus difficile à gérer que les coûts liés aux droits de douane eux-mêmes.

Une nouvelle étude commandée par Purolator révèle que, pour les responsables de la chaîne d’approvisionnement au Canada et aux États-Unis, l’incertitude liée à l’évolution des politiques commerciales et aux exigences de conformité dans les échanges transfrontaliers perturbe désormais davantage les activités que les droits de douane eux-mêmes.

L’étude repose sur un sondage mené auprès de 348 décideurs spécialisés dans la chaîne d'approvisionnement et la logistique au Canada et aux États-Unis, dans les domaines du commerce de détail, des technologies, des soins de santé et de l’industrie. Les résultats sont également appuyés par 41 entrevues approfondies.

Les conclusions offrent un aperçu de la façon dont les entreprises réagissent à la volatilité persistante du contexte commercial à l’approche de la révision de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), prévue en juillet 2026. Le rapport complet, Le fardeau de l’incertitude : Comment les entreprises nord-américaines adaptent leur réponse aux droits de douane et les coûts réels de la volatilité des échanges, est maintenant disponible sur le site purolator.com.

« La révision à venir de l’ACEUM représente un moment charnière pour le commerce transfrontalier, mais de nombreuses entreprises continuent de réagir aux changements plutôt que de s’y préparer. Les données révèlent des lacunes importantes en matière de préparation. Les expéditeurs ont besoin de renseignements clairs et de solutions concrètes qu’ils peuvent mettre en œuvre dès maintenant, surtout lorsque les décisions ne peuvent attendre que tous les paramètres soient connus », affirme Brett Huttman, vice-président, Stratégie, marketing et communications chez Purolator.

Selon le rapport, les droits de douane ont des répercussions financières bien réelles sur les entreprises. À l’échelle de l’Amérique du Nord, les organisations sondées estiment une baisse moyenne de leurs revenus de 23 %. Les entreprises canadiennes évaluent leurs pertes annuelles moyennes à 661 000 $, tandis que les entreprises américaines les chiffrent à 710 000 $.

Malgré son importance pour l’avenir du commerce nord-américain, la révision de l’ACEUM suscite des niveaux de préparation inégaux au sein des entreprises.

Les résultats montrent que de nombreuses organisations continuent d’adopter une approche tactique, même si les conditions commerciales à plus long terme demeurent incertaines. Bien que 93 % des entreprises aient déjà modifié certains aspects de leurs activités en réponse aux droits de douane, seules 39 % d’entre elles affirment être pleinement prêtes à mettre en place d’autres changements si le contexte commercial se détériore.

Par ailleurs, seuls 16 % des expéditeurs canadiens affirment se sentir « très bien soutenus » par leurs partenaires logistiques, comparativement à 30 % des expéditeurs américains.

« En période de grande incertitude, les entreprises recherchent un partenaire capable d’offrir à la fois expertise et capacité d’exécution à grande échelle. L’expérience, la portée du réseau et la fiabilité deviennent essentielles lorsque les expéditeurs doivent rediriger des frets, réévaluer leurs fournisseurs ou modifier leurs plans dans des délais très courts », ajoute M. Huttman.

Le rapport présente également des pistes d’action concrètes pour aider les expéditeurs à composer avec les défis des 12 prochains mois. Parmi les principales recommandations figurent le renforcement de la conformité à l’ACEUM, l’évaluation de l’exposition aux droits de douane, la diversification des fournisseurs et la collaboration avec des partenaires logistiques capables d’offrir des conseils commerciaux proactifs.